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Les Paysans Associés, cœur de l’approvisionnement de Biocoop

Les Paysans Associés, cœur de l’approvisionnement de Biocoop

À partir du 18/05/2020

Interview de Christelle Garnier, productrice agricole et administratrice de Biocoop. Elle revient sur les difficultés rencontrées par les Paysans Associés et les solutions initiées pour les soutenir pendant la crise du COVID-19.

    
Interview de Christelle Garnier, productrice agricole et administratrice de Biocoop. Elle revient sur les difficultés rencontrées par les Paysans Associés et les solutions initiées pour les soutenir pendant la crise du COVID-19.
                   
 


               

Comment le COVID-19 a-t-il bouleversé le secteur de l’alimentation ?
 

Avec la fermeture des marchés de frais, des restaurants et de la restauration collective, on observe une désorganisation globale du secteur. Mis à part pour les hôpitaux, tous les marchés publics liés à la restauration collective, dans les écoles et dans les entreprises, sont à l’arrêt. La production alimentaire tenait compte de ces contrats pour livrer en temps et en heure leurs produits. Même si la main d’œuvre n’est pas constituée de travailleurs détachés, elle pouvait parfois manquer : des gens sont malades, d’autres exercent leurs droits de retrait. Dans ces conditions, certains abattoirs risquaient de fermer.
  

 

« Après une période de flottement, le secteur alimentaire reprend peu à peu ses marques »

                               
                                      

 
Les produits avec une conservation plus longue, comme les céréales par exemple, supportent mieux tous ces aléas. On peut les conserver en silos. Mais pour les produits qui ne sont pas de garde, comme de nombreux légumes, les salades, les fraises notamment, le risque de perte est grand, si on ne trouve pas d’autres débouchés commerciaux.
 
Cette situation difficile tend à se rééquilibrer avec le confinement. Les enfants qui ne mangent plus à la cantine restent des bouches à nourrir. Leurs parents dépensent davantage dans les commerces pour subvenir à leurs besoins. Après la période de flottement où les gens se sont rués dans les magasins pour faire des courses de stock, le secteur alimentaire reprend peu à peu ses marques.
    
                             

Avec la crise liée au COVID-19, quelles problématiques rencontrent les filières agricoles ?
                                

Aujourd’hui, on observe un énorme décalage entre les besoins des consommateurs et la production agricole. Les clients ont d’abord privilégié des achats de stock. Pour éviter de fragiliser la filière fruits et légumes, nous avons anticipé la mise en avant des fraises et des asperges, qui ne sont pas des produits de garde. Nous sommes en intersaison. Les stocks de légumes de garde, comme les carottes, les pommes de terre, arrivent à épuisement et les légumes de saison ne sont pas encore en pleine production. Il fallait agir vite pour empêcher des pertes difficiles pour les Paysans Associés.
 
Pour rester compétitifs auprès des consommateurs, Biocoop a travaillé sur un repositionnement du prix en tenant compte d’un double contexte. D’un côté, beaucoup de clients ne toucheront pas leur salaire complet à la fin du mois. De l’autre, notre cahier des charges obéit à une stricte mécanique de commerce équitable : les prix tiennent en effet compte des coûts de production de chaque produit.
 
La boucherie connaît un accroissement de demande, particulièrement pour le steak haché, bien plus consommé que d’habitude. Pour répondre à cette demande importante, les transformateurs sont obligés de faire travailler des équipes supplémentaires le samedi. Le veau, un produit souvent destiné à la restauration, est maintenant proposé en magasin pour aider la filière à trouver de nouveaux débouchés commerciaux.
 
 

« La crise du COVID-19 remet les pendules à l’heure.

 L’alimentation et la bio reprennent leur place centrale »

                                                   

 

Avec l’arrivée du printemps, la filière laitière rencontre des problèmes complexes. C’est la période où la lactation est la plus importante. Le lait ne se stockant pas, il faut adapter sa production en améliorant les méthodes des éleveurs. On incite ainsi à la traite des vaches une seule fois par jour pour ne pas risquer de jeter le lait. Autre problème de taille pour cette filière :  le beurre. On le produit avec la crème du lait. Pour empêcher toute rupture de stock du beurre, on met le lait écrémé et le lait demi-écrémé davantage en lumière pour dynamiser les ventes.
 
Si, en apparence, la situation est plus simple pour les Paysans Associés de la filière céréales – des produits de garde par excellence, l’engouement des consommateurs pour la farine les met aussi en difficulté. Les besoins en farine ont plus que doublé, depuis le début du confinement. Les groupements agricoles ont donc mis en place des roulements d’équipe selon les trois-huit pour augmenter leur capacité de production et ensacher.      

   
    
Quelles solutions ont-elles été mises en place par Biocoop pour répondre aux difficultés des groupements de producteurs ?
  

La section agricole a mis en place une nouvelle organisation, afin que les producteurs, la coopérative Biocoop et le réseau des magasins puissent échanger sur les problématiques rencontrées par les filières et les besoins des consommateurs. Les dossiers sont ainsi gérés collectivement pour servir au mieux le projet Biocoop.
 
Plus que jamais, les groupements de producteurs, Biocoop et les réseaux de magasins impulsent une dynamique commune au service de la bio. Les Paysans Associés sont le cœur de l’approvisionnement de Biocoop. Comment nourrir les Français, pendant cette période de confinement ? Cette question, nous l’avons tous les jours à l’esprit.
 
La crise du COVID-19 remet les pendules à l’heure. L’alimentation et la bio reprennent leur place centrale au cœur des préoccupations de chaque Français. Le projet Biocoop, sa cohérence et sa résilience, prennent alors tout leur sens : se nourrir bien, bon et bio. Les magasins Biocoop sont des points de vente à taille humaine. Beaucoup de clients qui ne consommaient pas bio avant le COVID-19 continueront, après le déconfinement.

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